Barbara Minder

RMS-2011

mercredi 2 novembre 2011, par Barbara Minder

Contexte

Ce qui suit constitue une illustration de l’article autour de la microtonalité que j’ai écrit pour la Revue Musicale Suisse de novembre 2011.
Lire l’article de la Revue Musicale Suisse.

Note du 07.01.12 : l’article n’est visiblement déjà plus en ligne sur le site de la RMS... no comment - j’essaie au plus vite de trouver une solution pour pérenniser cet article ! BM

On trouvera dans l’illustration qui suit :

N’hésitez pas à réagir à cet article en me contactant.

La flûte Kingma quart de ton

La page du site de la flûthière Eva Kingma consacrée au Système Kingma.

Une excellente vidéo de présentation du système Kingma raconte en son et en image cet instrument et montre notamment les nouveaux mouvements digitaux.

Il existe aussi la flûte alto système Kingma.

Le système Kingma est construit par deux marques de flûtes traversières : Brannen et Sankyo.

C’est grâce à une présentation d’instrument de Matthias Ziegler que j’ai pu découvrir le Système Kingma. Je raconte plus précisément dans une autre article de mon site comment j’ai pu "rencontrer" mon instrument actuel.

M

Écrite en 2008, M a été créée lors d’une série de concerts avec l’organiste Nicolas Viatte.

M est née de l’appel de sonorités arabisantes. Ses influences se trouvent entre autres dans la musique pakistanaise — notamment de tradition soufie.

M comporte 4 parties et 2 transitions. Les parties sont essentiellement basées sur un mode altéré. La première partie comporte des mélismes et arabesques ; deux parties centrales sont des danses (2+2+1/8 et 3+3+2/8) ; la partie finale reprend des éléments de la 2ème partie en les transformant.

Les transitions utilisent quant à elles des gammes particulières : un cycle complet de demi-quarte ascendant pour l’une et gamme par ton-demi-ton coupée en deux pour l’autre.

Le mode de M :

ModeM.png

Le cycle de demi-quarte :

CycleDeDemiQuartes.p­ng

Écouter (ici en son généré par ordinateur, la version flûte kingma est dans la vidéo ci-dessous !)

Cette œuvre comporte des parties improvisées et change donc à chaque interprétation. Elle est adaptée en fonction du lieu dans lequel je l’interprète. Ici M enregistré par -1°C (!) dans l’ancienne Usine de Harpes de Ste-Croix.

Le Mont des Oliviers - Le Doute

Le Mont des Oliviers a pour sous-titre le Doute. Sa thématique : même les personnes les plus solides et les plus confiantes ont leur part de doute.

Née d’une improvisation un jour des Rameaux, cette œuvre a trouvé sa forme lors d’un séjour à Savennières chez l’artiste sur sable Jean-François Reymond à qui cette œuvre est dédiée. Elle a été créée en mars 2010.

Ce deuxième opus se réfère aux tempéraments anciens. Deux personnages, l’un solide et confiant, l’autre questionnant et doutant s’y côtoient. Un thème parle en tempérament égal sur une gamme ton—demi-ton, l’autre en gamme tempérée proche de la gamme par ¾ de ton, faisant clairement allusion aux anciennes orgues et organettos.

Ces deux gammes ont en commun une note sur deux (un empilement de tierces mineures, donc un accord de septième diminuée). Dans la gamme par ¾ de ton, ces tierces sont toutes divisées en deux exactement alors que dans la gamme ton—demi-ton la note intermédiaire est "arrondie" contre le haut (ou contre le bas).

GammeTroisQuartTon.p­ng

Écouter les deux lignes ci-dessus en même temps, ce qui permet d’entendre les "piliers" (tierces mineures) de ces gammes.

NB. Ici l’écriture ainsi que l’exemple sonore ne tiennent pas compte du tempérament !

Écoutez un bref extrait sonore de la création du Mont des Oliviers - Le Doute en mars 2010 au Temple de Valangin (NE/CH).

Recherches avec Les Chemins de Traverse

Avec Les Chemins de Traverse, une utilisation ethno de la flûte Kingma :

La flûte traversière à coulisse Scoatariu

Pour se faire une idée de l’instrument, L’Ave Maria de Bach/Gounod par Les Chemins de Traverse, avec Matthieu Amiguet à la flûte Scoatariu pendant que je joue de la flûte basse à pédale (effets d’acoustique appelés pour certaines notes, pour en savoir plus) :

Le site officiel des flûtes Scoatariu. Le blog de Jean-Marc Scoatariu. Plusieurs vidéos publiées par Jean-Marc Scoatariu.

Matthieu Amiguet fait part de ses premières impressions après quelque mois d’utilisation de la flûte à coulisse Scoatariu dans un article de son site. Il y fait une ouverture sur l’embouchure à coulisse de Robert Dick que j’ai découverte en rédigeant cet article pour la Revue Musicale Suisse.

Remerciements

Je tiens à remercier chaleureusement la Revue Musicale Suisse et en particulier Jean-Damien Humair pour la confiance qu’ils m’ont accordée lors de la rédaction de cet article. Pour moi, c’était une belle occasion de mettre en mots le chemin parcouru ces derniers temps.

Merci aux musiciens et à l’équipe des Chemins de Traverse. Grâce à cet ensemble et en particulier à la complicité de Matthieu Amiguet, je peux réaliser mes recherches un peu folles (dont quelques-unes visibles en vidéos).

Merci à mes collègues de µ-T, qui m’accompagnent dans mon travail de création et de recherche : Christian Jelk, Jean-François Reymond et Pierre Imhof.

Merci à Eva Kingma & Matthias Ziegler, pour leur incroyable travail de recherche pour le développement de cette flûte et pour m’avoir aidé à trouver "mon" instrument aussi vite.

Merci à Bertrand Geiser de l’Atelier Musical à Neuchâtel, pour avoir organisé cette journée avec Sankyo fin 2007 et pour notre collaboration tout au long de ces années.

Merci à Laure Franssen - là aussi pour toute la complicité, les rires, la dérision, la relecture "flûtistique" de cet article.

Merci à Christine Rodschini et Virginie Brunner, pour leur relecture attentive et constructive - dans des délais (par ma faute !) tout à fait inavouables !

Merci à Jean-Marc Legrand des Éditions In Nomine pour son aide pour transformer mon code lilypond en fichier PNG

À mes parents et à mes grands-parents - sans qui je ne serai pas là aujourd’hui avec cette flûte entre mes mains.

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